Le nez dans la grande ourse par Gaston ligny


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Le nez dans la Grande Ourse

Après vingt et trois heures cinquante-six minutes
Au même endroit qu hier la meme etoile est la.
Après vingt et trois heur’ cinquante-six minut’
Quand un voleur d’étoil’vint à passer par là.
Et ce voleur d’étoil’a dérobé le temps.
Il l’a vendu dit-on à la foire à l’encan
Et de fil en aiguill’ l’aiguille à la pendule
A fait sonner les heur’ pour plus d’un noctambule.

Le nez dans la Grande Ours’ je compte les étoiles,
J’écoute le lointain et j’entends le coucou.
Le nez dans la Grande Ours’ je compte les étoiles,
Et puis je pense à vous et puis je pense à vous.

Le chemin où je suis tourne court et s’arrête.
Mènerait-il à Rome ? Mènerait-il à Sète ?
C’est un bout de chemin fait pour les écoliers,
Perdu dans la Lozère entre les châtaigniers.
Je compte sur les doigts les étoiles filantes,
Ell’sont bell’ comme cell’ du quatorze juillet,
Loin d’ici, près des côtes, des côtes de Charente,
Quelques pêcheurs de lun’ remontent leurs filets.

Qui peut mettre le nom sur toutes les planètes ?
Où est le paradis le paradis perdu ?
Si c’était si c’était du ni vu ni connu !
Vous avez des idées juste derrièr’la tête.
Je vous envoie d’ici cette carte du ciel :
Vous y verrez l’étoil’sous laquell’ je suis né.
Je vous envoie d’ici cette carte du ciel.
Viendrez-vous me rejoindre entre les châtaigniers ?




Gaston ligny

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