Ces mains par Jean-Paul Villermé


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Ces mains
Qui froissent les draps
Désormais vides
De présence,

Ces mains
Qui cherchent
A retenir le passé
Pour mieux se rassurer
Du présent,

Ces mains
Qui tremblent déjà
Lorsqu'elles saisissent
Le verre d'alcool du soir
Quand la porte à peine refermée
Déclenche
Le sablier des solitudes,

Ces mains
Torturées
Qui se fripent
Comme se fanent les feuilles
A l'automne,

Ces mains
Qui ne caressent plus
Le corps de l'autre,

Ces mains
Sont les miennes !

Jean-Paul Villermé

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