Léo par Jacques Gourvennec


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T'as foutu ton étoile au plus grand des projos
Et ta lettre à son arc aux gueulantes en solo
Où ton air s'époumone au plus clair de tes dents
Au piano de tes doigts
Et ton vers au néant (bis)

Maintenant qu't'es plus là.. y'a les cons qui s'emmerdent
A Paris Stalingrad où tu chantais la merde

Anarchiste pardon ! Ils n'avaient rien compris
D'un état dans ta tête
Aux esprits mal nourris (bis)

Dans ton vin camarade
Dans ton chant qui s’élève
Dans ton cœur camarade
Dans le feu de leur grève

A présent qu'on t'écoute sur cd sur pick-up
Paris soir dans le scoop
Georges cinq rue Marbeuf


A Moscou dans le couac
Et ses filles dans le fer
Qu'on maquille pour un claque
Sur des gueules d'atmosphère (bis)

T'es l' copain qu'on emballe quand l'amour ça fout l'camp
Dans ton chant camarade, y’a la mer, et le vent
Y’a ce chien dans le sable
Dans la vague qui brode
Déplié sur la voile
Son fantôme qui rode


A filer dans l'écume une barque orpheline
T’es la main qui s’anime

Au marin qu’on devine


T'es la mort où transpire la parole qu'on enterre
Des contraintes et aux actes aux justices éphémères


Y’a chez moi comme arbre des racines et des ailes
Un oiseau comme un cil

Juste au d'sus des poubelles (bis)

J'ai les gueules en vitrine
D’un passant sous la lune
Dans les lignes assassines
D’un journal à la Une

J'ai tes airs de provoques
Sous le fard des putains
Les nantis aux défroques
Et dans l’show d'un quatrain


J'ai ton chant dans le rouge
Et ton cœur au mitan
Ta musique bavarde
Au soleil des vivants

J'ai l'refrain d'Eclabousses
Dans ton vers en rafale
Tes chansons de rescousses
Aux guitares tsiganes


J'ai chez moi tes Espagnes
Odéon dans le spleen
Les pt'its seins à la coque
Sans l' tricot d'Ophéline


J'ai chez moi du Léo
Et rien d'autre pour la rime…



Jacques Gourvennec


Jacques Gourvennec

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