T'en souviens-tu par Jacques Gourvennec


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Je sais tu ne vois pas… pourtant je me souviens
Dans ce passé banal la vieillesse assassine
Comme un soleil dissout... dans la paume des mains
La porte refermée... au hasard de nos spleens


Les autres c'étaient nous… hier, dans ma mémoire
On s'était reconnu au détour d'une fête
Sans même se connaître
Osant à peine voir cet ange qui passait...
Dans le noir de nos têtes

Les autres c'étaient nous.. hier… je me souviens

Avec ce goût perdu... le sucre de tes lèvres
Ta source d'infinie...
Tes parfums défendus
Tes chemins dilués... noyant dans une fièvre
Tant de mots insensés... qui ne te touchent plus

T'en souviens-tu hier…

Avec nos yeux plongés… dans ces îles lointaines
La mer dans ses copeaux... Ce phare... t'en souviens-tu
Nos mains se rencontraient... aux heures que l'on traîne
Et du sel sur ta peau...
Comme un soleil fondu

Je sais tu ne vois pas… tellement tu me manques
Dans ce passé banal la vieillesse assassine
Pour tant de souvenirs de vagues de calanques
À la porte du cœur…
Ouvert à double tours

Jacques Gourvennec


Jacques Gourvennec

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