Saint Malo par Véronique Letertre


poème précédent - poème suivant


Pour moi, la vie c'est un voyage,
Une valise à la main c'est l'usage
J'en ai vu des villes, des paysages
Mais pas trouvé ma voie de garage.
Pas trop le temps de m'arrêter,
Faut me croire, je suis trop pressée
Pas trop le temps de bavarder
Faut me croire, pas envie de parler.

Je devrais me décider un jour
Quitter l'autoroute faire un détour,
Trouver une maison bien accrochée,
Sans roulette, avec vue sur les rochers,
Me fixer dans cette cité de corsaire,
Pour y compter d'autres anniversaires,
Tremper ma plume dans l'or de la mer,
Le soir, quand le soleil rase la terre.

Bien sûr je serai malouine devenue,
La plage deviendra préférée avenue,
De promenades sûrement quotidiennes,
Attendre ces bateaux qui reviennent,
Méditer sur le grand génie de ce Vauban,
Admirant le fort national depuis un banc,
Ou imaginer l'écrivain Chateaubriand
Au cri de mouettes jouant du vent, en riant.

Me perdre dans les rues à l'abri des remparts,
Les jours de tempêtes même s'il est tard,
Ecouter le soir, les cris d'horreur des goélands
Que l'on veut voir partir, en les effrayants,
Intra muros, trouver un restaurant gourmand,
Un souvenir pour un ami, un rien amusant,
Simplement rêver de tout, de rien ou des deux,
Laisser passer le temps, les années, c'est le jeu.

Véronique Letertre le 13 août 2004

Véronique Letertre

- commentaires :


Commentaires ouverts

Le site : Accueil - CONTACT
Thème Autobiographie