Droit d’inventaire par Jérôme Cayla


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A l’aube de ma vie, alors que les enfants,
Chantent en cœur, dansent et crient.
Petit enfant dans un long manteau gris,
J’entrais dans le vide les bras ballant.
Soixante dix lits alignés et froids,
Une valise à la main j’observais,
Vidé, et montait mon Désarroi.
Alors que mes illusions s’envolaient
Le chauffeur de papa et ma mère,
En hâte, faisaient ce lit d’abandon.
J’avalais en silence, pilule amère,
Jurant par-devant moi le non pardon.
En mon cœur, pour avoir un avenir,
Je jurai, pour moi-même, de réussir.
J’y arriverai seul, avec mes valeurs,
Et fi des études, par mon labeur.
Fièrement, du haut de mes onze ans,
Petit garçon trop vite grandit.
Je revendiquais, à jamais différent,
Ne pas leur ressembler comme défit.


Jérôme Cayla

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