Les heures par Jérôme Cayla


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A l’heure des fêtards
Les uns rient en chœur
Certains geignent seuls
D’autres titubent en silence

A l’heure de la séparation
Se brisent les rêves à deux
Les amoureux s’enlacent
Alors que les enfants saluent

A l’heure ou vient le soir
Projectionniste de nos peurs
Seuls, dans la chambre noire
Chacun en lui se blottit

A l’heure ou la nuit s'étend
D’une langueur infinie
La lune agite les tourments
Des chagrinés et des indécis

A l’heure des déclarations
Se tordent les doigts
Les mots se bredouillent
Dans l'esprit du timide

A l’heure du cœur lourd
La conscience en berne
Ferme les paupières
De la mémoire endormie


Jérôme Cayla

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