L’adolescent par Jérôme Cayla


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Assis sur la falaise,
Bercé par le murmure des flots,
Caressé par le vent du large,
Il reste là, silencieux, muet.
Il regarde mais ne dit mot.
Sans doute il rêve, à l’idéal,
Adolescent sûrement,
Marginal peut-être.
Ami de la nature,
Admirateur du printemps,
Des animaux, comprend le langage,
Des fleurs, admire la beauté,
A la femme souvent les compare.
D’un rien se satisfait,
Dans tous trouve le bonheur.
Si dans une vielle demeure pénètre,
Du passé entend les échos.
Au feu compare l’amour,
A l’oiseau, la liberté !
Que d’idées folles,
Que de rêves confus,
En cette âme indécise,
Souvent le cœur lourd,
Pour peu la larme à l’œil.
Joyeux comme l’alouette,
Ou triste comme un départ,
D’amour veut faire sa vie,
De la terre sa profession.
Incompris de l’homme,
En vain se cherche,
Age merveilleux,
Apprentissage de la vie,
Plein d’innocence et le cœur pur,
Peu à peu revêt un habit d’homme.


Jérôme Cayla

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