Cheminement par Epervier


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Cheminement
Tu ouvres les yeux, naissance, naissance d’une vie.
Petit, très petit, ton regard explose d’innocence.
Tu cris, tu te manifestes, l’éblouissement total.

Tes menottes s’agitent au grand plaisir d’une maman.
On t’applaudit, la nature, un bijou d’enfance.
Un portrait grandiose, la fierté d’un début.

Puis quelques pas, la découverte d’un univers.
Quelques fois, on trébuche; qu’importe!
On avance, on s’enrichit d’un sourire.

Ce corps fragile devient puissant, sans limites.
L’insolence aveugle, on saute d’enthousiasme.
Le jeu de l’amour, les frivolités sensuelles.

On vieillit, un calme relatif, on s’assoit.
Contrôle de nos années, douleurs cachées.
La balançoire distrait nos pensées secrètes.

Et puis, on retourne au lit, tendre berceau.
Peau déchirée, cœur haletant, noblesse détruite.
Silence, aucun bruit, la fin congénitale.
André, épervier

Site de l'auteur:
http://epervierlepoete.iquebec.com


Epervier

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