Village perdu par Epervier


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Village perdu

Un trou béant, incapable de s’en déloger outre mesure. Un trou qui fait mal par l’étreinte
De mon esprit qui s’englobe dans une noirceur incalculable. Des barreaux solides où je ne puis satisfaire
Mes aisances de tous les jours. J’étouffe sans me retirer de cette affliction infecte. Il y a de la peine, une
Retenue déroutée à mon égard. Mes pas divaguent dans un cercle si peu magnanime que j’en suis d’une
Tristesse continue.

Je balance mon cerveau dans l’espoir d’une délivrance bénéfique. Les années détruisent mes
Passions les plus sublimes. Je vieillis avec de pénibles remords tant la victoire est loin de mon espoir.
Un regard pathétique dans l’absence de mes craintes dont la vieillesse saura me rappeler de mes erreurs.
J’essaie douloureusement de chasser mes hantises et scruter un ciel bleu vers des beautés inassouvies.
La solitude de mes idées se raffermit à mesure que j’aperçois mes peines démunies de toute force.

C’est l’insuffisance de l’instant qui m’accapare et me fait mal. Tous mes désespoirs s’imprègnent
Facilement. La vie s’effiloche irrémédiablement. Je suis dans le trou qui m’entoure, une prison amère
Et sans définition. C’est l’impasse d’une existence où le désarroi est infecte, sans rémission. Un trou sans
Issu, sans voie céleste. Le clôture se referme… Les persiennes en font autant. Portes closes pour ne plus
Admirer mes malheurs quotidiens. C’est la dernière page d’un livre, la médiocrité de continuer une vie
Monotone. Un salut vénérable dans un destin de nulle part. Un trou rempli de vase visqueuse dans un
Sommeil éternel.

André, épervier


Epervier

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