Départs par Eowenn


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Partir toujours plus loin, recherchant la lumière,
Ou peut-être un endroit où poser ses valises,
Partir sans rien sur soi qui se froisse ou se brise,
Nue comme au premier jour, pauvre Enfant de la Terre…

Laisser derrière soi les lambeaux d’une vie
Que l’on a trop aimée puis trop vite oubliée,
Voir disparaître au loin l’ombre de son passé,
Fantôme évanescent, au milieu des débris…

Partir sans rien au cœur que de doux souvenirs,
En serrant contre soi des visages aimés,
Ou s’enfuir, emportant ces images fanées
D’une feuille qui tombe ou d’un triste sourire…

Je suis partie souvent pour d’autres paysages,
Parfois ensoleillés, mais bien trop orageux ;
J’ai cherché par le monde un âge plus heureux,
Et l’ai trouvé trop gris à mon dernier passage.

Je m’en vais aujourd’hui, sans rire ni sanglots,
Mon cœur empli de vie et mon esprit serein ;
Je pars, sans mes vingt ans ni mes jeux enfantins,
Retrouver le Destin dont je porte le sceau…


Eowenn

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