LES YEUX DE MON ENFANCE par stephanie GIRY


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Le pardon n'est pas pour moi,
C'est peut-être un sentiment qui ne me convient pas.
Il excuserait trop de choses et je ne le veux pas,
Il donnerait raison à des actes que je ne conçois pas.

Peut-être que je donne des points à l'intolérance
Mais que sur des choses qui paraissent pour moi lourdes de conséquences.
Pas sur ces broutilles qui parfois m'éxaspèrent:
Des détails sans importance que certains n'aiment pas taire.

Maintenant,on regarde la vie des voisins.
On parle,on râle pour des touts petits riens.
Lorsque les événements deviennent un peu plus importants:
On reste muet et sourd,on préfère prendre des gants.

Les yeux de mon enfance ont essuyé des pleurs,
Mais ce n'était rien en vue de toutes ces horreurs
Qui ne gênent pas grand monde apparemment.
Un peu de poussière fait plus parler les gens.

Un voisin descendu parce qu'on ne l'aime pas,
Un copain critiqué parce qu'il a fumé et qu'on n'apprécie pas.
Autant de réflexions qui paraissent en valoir le coup:
Alors que la collégue de bureau que l'on sait se faire battre, de cela on se fout.

Même si les choix de vie de mes amis ou voisins ne sont pas ceux que je voudrai pour moi,
Ais-je le droit de les juger? Je ne le pense pas
Oublier ou pardonner des gestes qui peuvent aller jusqu'à tuer,
Contre ceux-là,je crois avoir la conscience de me révolter.

Les yeux de mon enfance se sont ouvets trop vite...
Si vite.

stephanie GIRY

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