A Mm Assia Djabbar par Bouzeboudja Noufel


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Dame du Mont Chenoua

Sous tes ombres immortelles,
Nous nous endormant comme des enfants;
Tes ombres des rubans flottants,
Portant notre bravoure haut.
Tes rubans dorés dépassent les frontières,
Les langues et les ères.
Oh dame du Mont Chenoua !
La médiocrité de chez toi,
T'a banalisé !
Tout comme Dib, Djaout, Kateb,
Mammeri, Feraoun et autres.
Dame du Mont Chenoua !
A peine a-t-on entendu les clameurs,
Qu’elles se sont tues !
Chez toi il n' y a ni hommage,
Ni reconnaissance.
Désapprobations et dénigrements officiels,
Négation en réaction.
Immortelle on veut te tuer !
Misère intellectuelle;
Médiocrité têtue et officielle.
Toi, l'aînée, tu as défié
Le long mutisme de tes soeurs,
Bradant ta plume et l'image,
Pour dire pour signifier.
Tu as parlé d'identité,
Essayant de panser les plaies,
Brisant les tabous.
Ta langue, une arme qui t'excelle.
Ne t'inquiètes, on retiendra,
Nous Enfants du Nouveau Monde,
Tes Ombres Sultanes,
L'Amour, la Fantasia
Malgré La Soif.
Pardon mère Fatma-zohra
Si aujourd'hui même on t'ignore,
Tu es l'étoile qui illuminera,
Et malgré tout, même tes ennemis.
Pardon, si pour toi,
Il n'y eut pas de zerda,
Des youyous et une nouba.
Le Chenoua se prosterne,
L'Aurès et le Djurdjura,
Fiers de toi mère Fatma-zohra.




Bouzeboudja Noufel

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