VERLAINE par Jacques Myrat


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Ce soir, je pense à toi, mon ami Paul Verlaine
Et tes vers dans mon coeur égrènent leur chanson.
La brume translucide étale un long frisson
Qui glisse lentement sur les eaux de la Seine.

Je te sens près de moi, amoureux de Paris,
De ses vieilles maisons, de ses ruelles noires,
Amoureux comme moi de toutes ses histoires,
De l'émerveillement de ses brûlantes nuits.

Verlaine, sur tes pas, je suis la rue de Seine.
Dans la rue Gît-le-Coeur, je perdis un amour,
Rue de Buci, rue de la Harpe, rue du Four,
J'ai trimballé mes pas en fredonnant ma peine.

Mon joyeux vagabond, royal déguenillé,
Comme je te comprends, quand une belle passe
Et monte en souriant les rues de Montparnasse,
D'oublier aussitôt tes voeux de chasteté !

C'est pourquoi, bien souvent, à l'heure où l'aube pointe,
Dans un triste bistro où je reste esseulé,
Je crois voir face à moi dans mon verre vidé
Ton regard pétillant et ta barbiche en pointe.

Jacques Myrat.

Jacques Myrat

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