couloir aux chysanthèmes par Cambraye Patricia


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COULOIR AUX CHRYSANTHEMES******



Dans ma cellule de béton,
Je suis le condamné!
Jamais je n'ai eu de maison,
Juste ces murs pour m'adosser.

Je jure oh oui je jure!
Mon âme est restée pure.

REFRAIN

Mais dans ce noir couloir,
Aux odeurs de la mort ;
Couloir aux chrysanthèmes,
Je crie, je brûle au corps.

Le regard vide et les yeux flous,
Je suis accusé par mes frères
D'avoir tué, mon propre père.
Je veux encore rester debout,
Contre ces grilles imprégées
De la sueur des condamnés.

REFRAIN

Mais dans ce noir couloir,
Aux odeurs de la mort.
Couloir aux chrysanthèmes,
Je crie, je brûle au corps.

Y'a trop de gars, qui l'ont longé,
Les pieds et les poings enchaînés.
L'espoir jusqu'au, dernier instant
De voir leur peine, repoussée.
Leurs pleurs noyant ces sols rougis,
Comme un hymne, à leurs tristes vies!

Il faut dire stop! et arrêter!
Car si je meurs demain,
Que je sois , enfin, le dernier
A genoux, à vous supplier des mains.
Je jure oh oui, je jure
Mon âme est restée pure.

REFRAIN


Mais dans ce noir couloir,
Aux odeurs de la mort.
Couloir aux chrysanthèmes,
Je crie, je brûle au corps.



Cambraye Patricia

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Thème La mort