Véronique Letertre






Bonjour,

Je suis poète à mes heures. L'envie d'écrire ? C'est avant tout un moyen d'expression intime. Écrire, c'est se donner avant tout le temps de réfléchir à une époque où tout va vite.

Je suis née en Basse Normandie, issue d'une famille désunie, je regrette avant tout qu'on m'ait refusée de faire des études.

Drôle d'enfance

Chez moi, il n'y avait pas la télé,
D'ailleurs, il n'y avait rien.
On passait toute la soirée,
Mon père entre deux vins,
Ma mère déprimant pour rien,
Moi qui rêvait trop bien,
Que la vie était tellement facile,
Qu'on pouvait devenir riche, à la ville,
A force, à force de le vouloir,
Et qu'il suffisait d'y croire.
Chez moi, on apprenait rien,
Il n'y avait pas de misère,
Puisque c'était chez moi,
Et puis, il ne buvait pas mon père,
Puisque c'était mon père !
Et ma mère, ma mère,
Et bien non, c'était ma mère !

1982

A l'époque, il existait un concours d'entrée en 6 ème, concours qu'on m'avait fait passer alors que j'avais 10 ans.

Moi, j’aimais l’école

Je regrette, mais tant pis,
Çà me soulagera de l'avoir dit,
Mais tout ce que je sais, j'ai appris
A l'enfance, au début de ma vie
L'a été, sous le régime de la terreur,
Il me foutait la trouille, ce directeur.

Pourtant, j'aimais bien sûr l'école,
L'odeur de la craie et du pot de colle,
La plume et l'encre, tachant les doigts,
Et aussi la page, comme il se doit,
La géographie, lectures de voyages,
Découvrir la vie, d'autres paysages.

Pourtant, j'aimais bien sûr l'école,
Pourquoi m'avoir mis tant de colles,
Le directeur avait ses préférences,
Moi simplement pas de chance,
Des coups de règles sur les doigts.
Qui font mal, même si elles sont en bois.

Pourtant, j'aimais c'est sûr l'école,
Punie parce que mon esprit s'envole,
Par la fenêtre ouverte sur la liberté,
Guetter les hirondelles annonçant l'été,
Leçon de français, ouvrez vos cahiers,
Pas lui dire, il va trop vite pour la dictée.

Pourtant j'aimais toujours l'école
Sauf le soir où on m'a oubliée, en colle,
A genoux pendant de longues heures.
Toute seule, en pleurs avec mon malheur,
Personne pour venir me chercher,
Personne pour me dire de me lever.

Pourtant, j'ai depuis quitté l'école,
Croyant que les souvenirs s'envolent,
Mais ce ne sont que des cicatrices,
Même si je suis cette fidèle actrice,
D'une vie inachevée, pleine de regrets,
D'une vie qui m'emporte, à son bon gré.

le 11 juillet 2004

Juste pour voir si je pouvais le réussir. Bien sûr, ce cher directeur me dit, après ce concours, que je n'irais jamais en sixième. Alors je suis entrée dans la vie active à 14 ans. Bac moins huit en poche.



Les premiers textes ne valaient rien ou pas grand chose, tapés sur une veille Remington, ils étaient très naïfs, comme on pouvait être naïve quand on débarquait à Paris.

Leurs rares présentations m'ont fait admettre avec beaucoup d'humilité que la persévérance était la seule issue. Écrire beaucoup pour que mes textes deviennent présentables, c'est comme faire du vélo, au début on est hésitant puis on prend de l'assurance
.

Certains textes méritent une musique, je n'ai pas ce talent, un ami m'avait fait ce cadeau de mettre 3 textes en musique en 1998, ils sont restés au fond d'un tiroir. Bien sûr je les ai présentés à des gens pas forcément réceptifs de mon entourage, leur
disant que les textes étaient de moi. M'ont ils crue ? Peu importe...

Actuellement, j'ai une vie professionnelle assez remplie, beaucoup de voyages, de valises, d'hôtels, cela me prend du temps que je ne peux consacrer à mes passions, l'écriture, la photographie, l'informatique.

Mais dés que je le peux, je m'évade, je suis prisonnière de ma liberté, je n'ai pas trouvé de geôlier qui veuille me garder à perpétuité.

Bien sûr vos commentaires seront les bienvenus.

A bientôt et bonne lecture.

Véronique Letertre

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